|
||||||||||
| L'Iranienne Shirin Ebadi a reçu le
prix Nobel de la Paix STOCKHOLM - L'avocate iranienne Shrin Ebadi a reçu le prix Nobel de la Paix 2003. Première femme musulmane à obtenir cette distinction, elle est récompensée pour son action en faveur des droits de l'Homme et de la démocratie. Seules dix femmes avaient jusqu'ici reçu cette récompense depuis sa création en 1901. Dans ses attendus, le comité norvégien du Nobel a salué le parcours de Mme Ebadi, 56 ans. En 1974, la lauréate avait été la première Iranienne à devenir juge avant la Révolution islamique de 1979, qui l'a alors forcée à quitter son poste. Shirin Ebadi oeuvre depuis pour la défense des droits des femmes et des enfants dans une société musulmane ultra-conservatrice. Elle fournit également une aide juridique aux personnes persécutées en dépit des menaces dont elle a souvent fait l'objet. La lauréate a déclaré à l'afp que ce prix va «à tous les Iraniens qui se battent pour la démocratie». «C'est très bien pour moi, c'est très bien pour les droits de l'Homme en Iran, c'est très bien pour la démocratie en Iran et tout particulièrement pour les droits de l'Enfant en Iran», a-t-elle ajouté sur les ondes de la radio publique norvégienne NRK. Evoquant son action en faveur des droits de l'homme, elle avait affirmé en juin au quotidien britannique «The Guardian» que «mon problème, ce n'est pas l'Islam, c'est la culture patriarcale. Des pratiques telles que la lapidation n'ont pas de fondement dans le Coran», expliquait-elle. Shirin Ebadi l'emporte parmi un nombre record de 165 candidats dont le pape Jean Paul II et l'ancien président tchèque Vaclav Havel. Elle succède à l'ancien président américain Jimmy Carter. Elle recevra son prix, doté de dix millions de couronnes suédoises (1,7 million de francs), le 10 décembre à Oslo. (SDA-ATS\/ro ama/c8ira int jus) 101210 oct 03 10.10.2003 12:14, SDA-ATS |
||||||||||
Shirin Ebadi Le prix Nobel de la paix 2003 a été attribué vendredi à Oslo à la militante iranienne des droits de l’Homme Shirin Ebadi, première musulmane à être distinguée dans l’histoire plus que centenaire de la prestigieuse récompense. La distinction a été attribuée à Shirin Ebadi «pour ses efforts en faveur de la démocratie et des droits de l’Homme », a fait valoir le comité Nobel - dont trois membres sur cinq sont des femmes - dans ses attendus. La lauréate a déclaré à l’AFP vendredi à Paris être «abasourdie » à l’annonce de cette distinction, en ajoutant que le prix allait «à tous les Iraniens qui se battent pour la démocratie ». «J’espère que je peux être utile pour les droits de l’Homme. Ce prix est très bon pour moi, très bon pour les droits de l’Homme, très bon pour la démocratie en Iran », a-t-elle par ailleurs dit sur les ondes de la radio publique NRK. En 1974, Shirin Ebadi, aujourd’hui âgée de 56 ans, a été la première femme à devenir juge en Iran mais elle a dû quitter son poste après la révolution islamique de 1979, les imams ayant décrété que les femmes étaient trop émotionnelles pour diriger un tribunal. Elle oeuvre depuis pour la défense des droits des femmes et des enfants dans une société musulmane ultra-conservatrice, et fournit une aide juridique aux personnes persécutées en dépit des menaces dont elle a souvent fait l’objet. «Toute personne oeuvrant pour les droits de l’Homme en Iran doit vivre avec la peur de sa naissance à sa mort mais j’ai appris à surmonter ma peur », a-t-elle déclaré un jour au magazine américain The Christian Science Monitor. Shirin Ebadi, qui a fait de la prison dans son pays, estime que la charia qui a cours en Iran ne plaide pas pour une quelconque inégalité entre les sexes. «Mon problème, ce n’est pas l’Islam, c’est la culture patriarcale. Des pratiques telles que la lapidation n’ont pas de fondement dans le Coran », expliquait-elle en juin au journal britannique The Guardian. Porte-parole officieuse des Iraniennes, Shirin Ebadi a joué un rôle-clé en 1997 dans l’élection du président réformateur Mohammad Khatami, parvenu au pouvoir largement grâce à l’électorat féminin. Elle est la troisième personne de confession musulmane --les deux premiers étaient des hommes-- et la 11ème femme à recevoir le prix Nobel de la paix depuis sa création en 1901. La remise du prix Nobel de la paix, qui consiste en un diplôme, une médaille d’or et un chèque de 10 millions de couronnes suédoises (1,1 million d’euros), se tient traditionnellement à Oslo le 10 décembre, date anniversaire de la mort d’Alfred Nobel, savant, industriel et humaniste suédois qui a fondé la récompense. |
||||||||||
|
|